Agen sous tension : courriers menaçants et munitions sèment la peur
Une vague de courriers anonymes menace d’embraser le climat à Agen. Le maire, la mosquée locale, le commissariat et des journalistes ont tous reçu des missives inquiétantes, accompagnées de munitions. L’auteur, se cachant derrière un pseudonyme évocateur, multiplie les références aux attentats et les propos islamophobes.
Des messages glaçants adressés à plusieurs cibles
Plusieurs personnalités et institutions agenaises ont découvert dans leur courrier des lettres manuscrites à caractère menaçant. Laurent Bruneau, maire de la ville, figure parmi les destinataires, tout comme la mosquée d’Agen et le commissariat de police.
Des journalistes du Petit Bleu-La Dépêche du Midi ont également été ciblés par cet individu qui signe ses envois sous le nom de « Ragondin de Garonne », une appellation faisant référence à une espèce invasive.
Des balles et des références aux attentats
Le contenu des courriers glace le sang. L’auteur y évoque les attentats du Bataclan, de Charlie Hebdo et de la promenade de Nice, comme autant de menaces implicites. Pour appuyer ses propos, il joint des balles de fusil à ses lettres.
Les messages débordent de propos racistes et islamophobes. On peut y lire des inscriptions comme « Islam non, la valise ou le cercueil », formule également visible sous forme de tags dans différents quartiers de la ville. L’individu utilise par ailleurs l’expression occitane « Deus volt ».
Les autorités réagissent fermement
Laurent Bruneau a pris la parole pour condamner ces actes violents et apporter son soutien aux personnes visées. Dans un communiqué, le maire réaffirme l’importance du travail des journalistes et des forces de l’ordre, refusant toute forme d’intimidation.
Des enquêtes ont été immédiatement ouvertes suite à la réception de ces menaces. La police a renforcé sa présence dans les rues, multipliant les patrouilles pour rassurer la population.
La fête de l’Aïd dans l’incertitude
Ces menaces surviennent à quelques semaines de la célébration de l’Aïd, prévue le 27 mai. L’événement avait rassemblé pas moins de 7 000 personnes l’année passée.
Face au climat de tension, la préfecture envisage désormais de modifier le lieu de cette cérémonie. Les mesures de sécurité seront considérablement renforcées pour l’occasion.
Une condamnation unanime
Le Syndicat national des journalistes a rapidement réagi, dénonçant les motivations racistes manifestes de l’auteur de ces courriers. La profession fait bloc face à cette tentative d’intimidation.
Les autorités locales affichent leur détermination à ne pas céder à ces provocations. L’intensification des dispositifs de sécurité témoigne de la volonté des pouvoirs publics de protéger l’ensemble des citoyens, quelle que soit leur confession.

